L’église réunit plusieurs temporalités : la paroisse médiévale, la destruction de 1914–1918, les marques du second conflit et la restauration du XXIe siècle.

La paroisse est plus ancienne que l’édifice
Le repère de 1258 concerne l’organisation paroissiale. Le bâtiment visible aujourd’hui est, lui, issu de la reconstruction après la Grande Guerre. Il faut distinguer l’ancienneté d’une institution de celle de ses murs.
La mairie rattache les origines de la paroisse aux territoires de Richebourg et de Cuinchy et rapporte une lettre du XVIIIe siècle à ce sujet. Ce récit est rapproché de la notice médiévale, sans imposer une date de naissance unique à toutes ces transformations.
Deux conflits dans l’histoire du bâtiment
La présentation municipale indique que l’église d’avant 1914 a été entièrement rasée par les bombardements. L’église reconstruite a de nouveau été endommagée pendant le second conflit mondial. Des éclats d’obus restent signalés sur sa façade.
La photographie de 2020 utilisée dans ce site montre l’état du monument avant les travaux récents. Elle ne doit pas être présentée comme une vue prise après leur achèvement.
Un chantier contemporain daté
La mairie situe la restauration du clocher, des façades, des gargouilles et le remplacement des ardoises entre le 7 novembre 2022 et le 28 juin 2024. Elle signale ensuite une rénovation de la sacristie pendant l’hiver 2024–2025.
Ces dates prolongent l’histoire du monument : conserver un bâtiment reconstruit, c’est aussi préserver la trace de la reconstruction. Pour documenter l’évolution visible, il faudra comparer des photographies prises avant et après le chantier, depuis un même point de vue.
Sources & références
Les références sont liées aux sections ci-dessus. Une notice consultée, un document original et un ouvrage simplement repéré n’ont pas le même statut.
Les actes de fondation de paroisse dans le Nord de la France aux XIIe-XIIIe siècles
Bernard Delmaire · Revue du Nord · 2001
2001/2, n° 340, p. 253–278 ; entrée Festubert ; DOI 10.3917/rdn.340.0253
L’étude signale un acte du 18 janvier 1258 analysé par A. Guesnon en 1902. Le cartulaire d’Arras utilisé par Guesnon a disparu en 1914–1918. Il s’agit d’une transmission savante de l’acte, pas d’un original numérisé ici.L’église
Mairie de Festubert · Page consultée en 2026
Rubriques Origine de la paroisse, Reconstruction, Rénovation
Origine paroissiale, destruction, reconstruction et restauration. La lettre de 1762 y est transcrite ; son original n’a pas été consulté.Église Notre-Dame — Façade Ouest
Jpcuvelier · Wikimedia Commons · 2020
Photographie sous CC BY-SA 4.0. Recadrages et traitements de couleur à l’affichage. Vue contemporaine prise avant la restauration de 2022–2024.Ce qu’il reste à creuser
- Retrouver les plans et les comptes du chantier de reconstruction.
- Relever les inscriptions et leur emplacement, avec photographies datées et autorisations de réutilisation.